Ergy Landau - Retrospective
Maison de la Photographie Robert Doisneau Gentilly 23 septembre 2022 - 8 janvier 2023
L’exposition rétrospective Ergy Landau, 1896-1967 retrace pour la première fois la trajectoire de cette photographe d’origine hongroise installée à Paris au début des années 1920. C’est à travers une centaine de tirages originaux totalement inédits et des archives personnelles récemment redécouvertes que nous suivons cette figure aujourd’hui peu connue du grand public et pourtant prédominante du milieu du 20ème siècle. Pendant plus de trente années, Ergy Landau participe en effet aux plus grandes expositions photographiques et collabore à de multiples publications, livres d’art et ouvrages pédagogiques en passant par les revues grand public. Ses photographies les plus personnelles témoignent d’une assurance, d’un sens précis de la composition, d’une attention et d’une facilité pour agencer les jeux de l’ombre et de la lumière.
Biographie
1896 - 1967
Ergy Landau a plus que compté dans le paysage photographique français.Issue de la diaspora hongroise qui quitte son pays au lendemain de la Première Guerre mondiale, elle s’installe à Paris et développe une activité de photographe professionnelle particulièrement diversifiée. Si elle ouvre dès son arrivée un atelier dans le 16ème arrondissement c’est parce qu’elle s’est initiée très tôt avec la technique et qu’elle fréquente depuis plusieurs années déjà, et malgré son jeune âge, les cercles hongrois de la «photographie d’art».
En France, elle continue d’entretenir ses amitiés avec ses compatriotes (Brassaï, Kertész, Moholy-Nagy…) et contribuera à initier Nora Dumas et Ylla, qui seront dans un premier temps ses assistantes.
S’imposant rapidement comme une spécialiste du portrait, tout spécialement d’enfants, elle développe des recherches formelles qui la rapprochent à certains égards de la Nouvelle Objectivité et réalise dans le même temps de nombreux nus féminins. Publiées dans différents périodiques de la presse illustrée et des magazines ou revues de l’entre-deux-guerres, ses images témoignent de l’émancipation des corps qui accompagne certaines transformations des modes de vie, notamment sous la forme des loisirs de plein air et des sports pratiqués en pleine nature. En 1933, elle rejoint l’Agence Rapho, dont elle soutiendra la renaissance après-guerre.
Jusqu’à l’accident qui, en 1965, la laisse lourdement handicapée, elle effectue plusieurs séjour et reportages à l’étranger (Mongolie, Chine) et publie plusieurs livres de voyages et d’autres destinés au jeune public. Décédée sans descendance en 1967, avant la période qui, dans les années 1970, marque la reconnaissance des photographes comme des artistes à part entière, Ergy Landau tombe peu à peu dans l’oubli.
Cette exposition, ainsi que l’ouvrage monographique qui l’accompagne, sont les résultats d’une recherche qui a été rendue possible par l’exploration du fonds E. Landau, inédit jusqu’alors. Ce travail vise à faire connaître la trajectoire d’une photographe à la fois singulière en même temps qu’exemplaire de l’histoire des femmes photographes du 20ème siècle.
Kathleen Grosset, Laurence Le Guen et David Martens.
En France, elle continue d’entretenir ses amitiés avec ses compatriotes (Brassaï, Kertész, Moholy-Nagy…) et contribuera à initier Nora Dumas et Ylla, qui seront dans un premier temps ses assistantes.
S’imposant rapidement comme une spécialiste du portrait, tout spécialement d’enfants, elle développe des recherches formelles qui la rapprochent à certains égards de la Nouvelle Objectivité et réalise dans le même temps de nombreux nus féminins. Publiées dans différents périodiques de la presse illustrée et des magazines ou revues de l’entre-deux-guerres, ses images témoignent de l’émancipation des corps qui accompagne certaines transformations des modes de vie, notamment sous la forme des loisirs de plein air et des sports pratiqués en pleine nature. En 1933, elle rejoint l’Agence Rapho, dont elle soutiendra la renaissance après-guerre.
Jusqu’à l’accident qui, en 1965, la laisse lourdement handicapée, elle effectue plusieurs séjour et reportages à l’étranger (Mongolie, Chine) et publie plusieurs livres de voyages et d’autres destinés au jeune public. Décédée sans descendance en 1967, avant la période qui, dans les années 1970, marque la reconnaissance des photographes comme des artistes à part entière, Ergy Landau tombe peu à peu dans l’oubli.
Cette exposition, ainsi que l’ouvrage monographique qui l’accompagne, sont les résultats d’une recherche qui a été rendue possible par l’exploration du fonds E. Landau, inédit jusqu’alors. Ce travail vise à faire connaître la trajectoire d’une photographe à la fois singulière en même temps qu’exemplaire de l’histoire des femmes photographes du 20ème siècle.
Kathleen Grosset, Laurence Le Guen et David Martens.