Perter Lindbergh - Untold Stories

Espace Vanderborgh

Peter Lindbergh - Untold Stories

Bruxelles Espace Vanderborght 15 décembre 2022 au 14 mai 2023


UNTOLD STORIES est une exposition intime qui rend hommage à la vie et à l’œuvre de peter lindbergh (1944-2019).
Peu de temps avant son décès prématuré en septembre 2019, Peter Lindbergh s’est personnellement chargé de la sélection des images. Par son travail de mélange et d’associations de photographies de différentes décennies, Lindbergh créé de nouvelles interprétations et associations, offrant ainsi de nouvelles histoires pour le visiteur: Untold Stories. .

Selon Peter Lindbergh, « la beauté, c’est avoir la courage d’être soi-même ». C’est ce que reflètent ses images cinématographiques en noir et blanc iconiques. Des images qui ont laissé une empreinte indélébile sur la photographie de mode. Les plus grands noms, qu’il s’agisse des marques ou des magazines de mode, ont collaboré avec Lindbergh au cours de sa carrière exceptionnelle. Aujourd’hui, les collections des musées d’art et les expositions les plus prestigieuses sont fières de présenter son travail dans le monde entier.

Biographie

23 novembre Lesno (Pologne) - 3 septembre 2019, Dallas



De son vrai nom, Peter Brodbeck naît à Lissa en Pologne occupée. Il passe son enfance à Duisbourg, « une enfance simple, sans superflu, puisqu'il n'y avait rien à Duisbourg » précise-t-il.Adolescent, il travaille comme décorateur étalagiste pour les grands magasins Karstadt et Horten à Duisbourg. Comme il vient d’une région de l’Allemagne située près de la frontière avec les Pays-Bas, il passe les vacances d’été en famille sur la côte néerlandaise, près de Noordwijk.
Les vastes plages néerlandaises, de même que les quartiers industriels de Duisbourg où grandit Peter Brodbeck, auront une profonde influence sur son œuvre au fil des ans.Au début des années 1960, il déménage à Lucerne et, quelques mois plus tard, à Berlin, où il s’inscrit à l'Académie des arts.
Suivant les traces de son idole, Vincent van Gogh, il se rend à Arles en auto-stop. Il se souvient de ces années : « Je préférais m’inspirer de Van Gogh, mon idole, plutôt que de peindre les portraits et les paysages imposés dans les écoles d’art ».
Après avoir passé plusieurs mois à Arles, il poursuit son périple, qui durera deux ans, en Espagne et au Maroc.
À son retour en Allemagne, il étudie l’art abstrait à l’école d’art de Krefeld. Il découvre Joseph Kosuth et l'art conceptuel, qui le marqueront. Avant l’obtention de son diplôme, il est invité à présenter ses œuvres à la prestigieuse galerie d’avant-garde Denise René-Hans Mayer.
Après s’être installé à Düsseldorf, il se tourne vers la photographie et travaille deux ans comme assistant du photographe allemand Hans Lux : « c'était un photographe commercial dénué d'ambition, mais un type très humain. Il m'a tout montré […] Travailler avec lui a été très important pour moi » commente-t-il.

Puis il ouvre son propre studio en 1973. Rapidement il devient « la comète de la publicité allemande ». Sa réputation grandit en Allemagne, et il se joint alors à l’équipe du magazine Stern, où il côtoie les photographes légendaires que sont Helmut Newton, Guy Bourdin et Hans Feurer. Quelques années plus tard, il s'installe à Paris.

Il meurt le 3 septembre 2019 à Dallas, alors qu'il allait prendre l'avion pour rejoindre sa résidence d'été à Ibiza.
Peter Lindbergh crée une nouvelle forme de réalisme en redéfinissant les canons de la beauté grâce à des images intemporelles marquées par l’influence de photographes documentaires, de photographes ambulants et de photojournalistes comme Dorothea Lange, Henri Cartier-Bresson et Garry Winogrand, même si ses maîtres restent André Kertész, Richard Avedon ou Irving Penn.
Son approche humaniste et son idéalisation de la femme le distinguent des autres photographes : Peter Lindbergh s’intéresse avant tout à l’âme et à la personnalité de ses sujets. Convaincu que l’intérêt d’un sujet réside ailleurs que dans son âge, il bouscule les normes de la photographie de mode à une époque où l’on a l’habitude d’exagérément retoucher les images.
En 2014, Peter Lindbergh explique en interview que « la responsabilité des photographes, aujourd’hui, doit être de libérer les femmes et, en somme, tout le monde, de la hantise de la jeunesse et de la perfection».