"La visite des lieux de mémoire est une expérience particulière, une alchimie entre ce que l'on voit et l'on ressent, les souvenirs qui sont évoqués avec leur rapport à l'histoire, et une mise en abyme des événements de la vie replaçant mon histoire dans l'histoire."
lexique de patois (avant que que ça ne s'appelle le ch'ti) :
"ravise" impératif du verbe "raviser" = regarder / "molettes" = poulies qui supportent le câble au haut du chevalement
La terre, c'était le charbon
En 2012, le Bassin Minier du Nord-Pas de Calais est entré dans la liste très prisée des sites du patrimoine mondial de l'UNESCO avec 353 éléments classés : des bâtiments et installations minières réparties sur 4000 hectares.
Parmi les sites classés, figurent 22 chevalements qui ont survécu à l'arrêt de l'exploitation en 1990.
Ils ont été conservés pour leur valeur symbolique et viennent rappeler l'emplacement des anciens sites miniers aujourd'hui disparus.
Ils étaient quelque 150 disséminés dans tout le Bassin minier au plus fort du "temps des mines".
Aujourd'hui 4 de ces 22 éléments inquiètent. Ils appartiennent à des propriétaires privés ou à des communes qui n'ont pas les moyens de les entretenir.
Le ciel, c'était l'horizon
Il y a une alchimie à se promener sur les lieux de mémoire..._
En cet automne 2020 coincé entre deux confinements, je parcours de calmes et verdoyants endroits qui furent naguère le théatre d'intenses activités, de travail, de tensions, de sueur et de souffrance.
En 30 ans, la nature a repris ses droits, aidée par la main de l'homme ... et les pouvoirs publics.
Cela permet de rester relativement optimiste sur le devenir des endroits de la planète souillés par l'homme.
Et c'était mon enfance,
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Les 22 chevalements
Ou "chevalets", inscrits à la liste des sites inscrits au Patrimoine de l'UNSECO (WHS). Classés d'Est en OuestPuits Ledoux n°1 - Condé sur Escaut
Fosse foncée en 1901 et 1902 pour la Compagnie des Mines d'Anzin. Le chevalement subsistant de cette fosse date de 1951. Construit par Delattre et Frouard, c'est un chevalement à poutrelles d'acier boulonnées, de type portique, avec faux-carré porteur et mollettes superposées. Depuis le démantèlement de la fosse en 1989 et la démolition en 1991 du chevalement jumeau (n° 2) , c'est le seul vestige de cette importante fosse, témoin de l'époque de modernisation de l'après-guerre.A proximité du site se situe l'étang de Chabaud-Latour. Ce vaste complexe humide, s'étendant sur 670 ha, présente une faune et une flore particulièrement remarquables. Il constitue, par la présence d'espèces comme le Butoir étoilé et le Blongios nain, un des sites ornithologiques majeurs dans le Parc naturel régional Scarpe-Escaut.
Puits du Sarteau n°2 - Fresnes sur Escaut
L’histoire de la fosse du Sarteau est celle d’une lutte opiniâtre contre l’envahissement des eaux.L’emplacement de la mine fut décidé par M. Jacques Renard, agent général de la compagnie des Mines d’Anzin, le 4 juin 1822, sous la restauration. L’endroit était près de l’Escaut, ce qui permettait un chargement facile des péniches transportant le charbon. Toutefois, le voisinage du fleuve présentait un risque à cause de la nature marécageuse du terrain inondable en cas de fortes pluies ou de crues. Derrière le Sarteau subsiste un blockhaus construit durant la première guerre mondiale. En 1836, on construisit cet édifice pour y installer une pompe permettant l'épuisement de la fosse. Le site qui comportait deux puits (un pour l'extraction, un pour l'exhaure) fut exploité jusqu'en 1862 et abandonné. En 1938, la menace de guerre grandissante, l'armée utilise la structure comme casemate militaire, ouvre des bouches à feux et construit sur l’arrière un blockhaus en béton. Après la guerre la construction est abandonnée et le site reste en friche.C'est le seul vestige d'un chevalement maçonné en briques dans le bassin houiller du Nord-Pas-de-Calais.
Puits Sabatier n°2 - Raismes
schema de principe
Par Borvan53 — Travail personnel, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18043087Puits Dutemple n°2 - Valenciennes
Ce chevalement datant de 1920 et réalisé en béton armé sur le modèle des chevalements métalliques. Isolé aujourd'hui dans un jardin public, c’est un remarquable témoin des chevalements construits après la Première Guerre mondiale. Puits numéro 2 de l'ancienne fosse Dutemple à Valenciennes, foncée pour la Compagnie des Mines d'Anzin, il a cessé son activité en 1949.
Puits Arenberg n°1, 2, 3 - Wallers
50° 23′ 02″ N, 3° 25′ 31″ E
Ouverte en 1899 par la Compagnie des mines d’Anzin, la fosse d’Arenberg symbolise l’évolution de l’épopée minière. Mise en exploitation en 1903, elle est très vite devenue l'une des plus productives de la Compagnie : 218 915 tonnes en 1906, et jusque 452 630 tonnes en 1930. En 1954, les Houillères créent à Arenberg un nouveau siège d’exploitation et construisent un lavoir plus performant. Le site devient alors un puissant siège de concentration, doté d’équipements des plus modernes. Pourtant, la récession des années 1970 et l’épuisement des ressources font s’effondrer la production. L’exploitation cessera en mars 1989. En 1992 Claude Berri tourne sur le site le film Germinal. A la fin du tournage le site est menaçé de destruction par les houillères mais, suite à la mobilation du maire de l'époque et d'anciens mineurs, le site est sauvé des destructions et est en partie classé monument historique. Depuis 2001, le site est devenu le siège de la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut. A proximité se rouvent la réserve ornithologique de la Mare à Goriaux et la célèbre "trouée d’Arenberg" du Paris-Roubaix.
Puits Delloye n°1 et 2 - Lewarde
La fosse Delloye fut créée, à Lewarde, à proximité de la concession d'Azincourt. Initié à partir de 1911, le fonçage du puits n°1 fut interrompu par la Première guerre puis repris en 1921. Il rentra en exploitation en 1927. Le fonçage du deuxième puits commença en 1927 et son exploitation démarra en 1931. Les deux puits étaient autonomes, servant à l'extraction du charbon et au retour d'air. En 1955, la fosse Vuillemin fut concentrée sur Delloye. Dès 1967, on constata l'épuisement à court terme du gisement et l'impossibilité de poursuivre l'extraction en profondeur.La fosse ferma le 15 juillet 1971. Dès cette date, le site de Lewarde fut choisi pour y implanter un Centre Historique Minier avec pour objectif de témoigner des activités minières. Ainsi, machines, outils mais également archives des différentes fosses furent collectées pour alimenter ce projet. L'architecte belge Henri Guchez fut chargé de la mutation des bâtiments. Le centre ouvrit ses portes le 3 mai 1984.
Puits n°2 - Anhiers
Construite en 1900 à l'écart du bassin, attaquée par la rouille, le temps et la végétation, la Fosse n°2 semble prête à s'écrouler, ne tenant que par sa charpente et quelques briques. Innondée et détruite en 1918 par les Allemands, reconstruite dans une version en béton, elle a céssé d'extraire en 1922 pour servir d'aérage et de ventilation à des fosses bien plus importantes : les fosses Bonnel et Bernard. Après 60 ans de bons et loyaux services, et quelque 608 000 tonnes de houille au compteur, le chevalement n° 2 de la fosse de Flines s'est tu définitivement en 1958. Rachetée par un particulier dans les années 60, elle a certes pourri mais a tenu le coup, affronté des tempêtes, et a survecu au temps qui passe, pas comme ses consoeures aux alentours.
Puits de l'Escarpelle n°9 - Roost Warendin
Le puits n°9 fut creusé en 1909 afin de servir d'aérage aux puits n°1 et 3. La fosse fut mise en service en 1923. En 1950, elle servit à la fois à l'extraction, au service du personnel et du matériel et à l'entrée d'air tandis que le retour d'air était assuré par les puits n°1 et 3. En 1956, les équipements furent modernisés : le chevalement fut remplacé et une machine d'extraction électrique supplanta la machine à vapeur. Dès 1965, on entreprit de relier par le fond la fosse n°9 à la n°10. En 1973, la fosse n°9 reprit l'exploitation du gisement de la fosse n°10. A partir de 1975, le puits n°9 fut approfondi à 463m et la machine d'extraction, jugée trop lente, remplacée, ainsi qu'un nouveau chevalement installé. En 1976, le puits fut de nouveau approfondi jusqu'à 570 mètres. En 1977, les vieilles molettes furent démontées pour installer des câbles du nouveau chevalement et les travaux de creusement de l'accrochage furent entrepris. Le puits n°9 fut le dernier site d’exploitation du charbon dans le département du Nord et l'avant derneri dans le bassin. Il est remblayé en 1991. Lors de la fermeture, la ville s’est engagée à sauver et préserver le chevalement. Situé au cœur d’un espace laissé vacant par le démantèlement de la fosse, il reste le symbole d’une formidable épopée humaine.
Puits Emile Cornuault n°8 - Evin Malmaison
Encore un chevalement qui a échappé à la démolition ! Le chevalement de la fosse no 8 - 8 bis des mines de Dourges est réinstallé en 1961 sur ce charbonnage du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. La fosse appartient alors au Groupe d'Oignies. Il équipait depuis 1946 le puits no 3 ter de la fosse no 3 - 3 bis - 3 ter de la Compagnie des mines de Marles, faisant alors partie du Groupe d'Auchel depuis la récente nationalisation.
Puits Declercq-Crombez n°9 et 9bis - Oignies
Puits n°5 - Billy Berclau
La fosse n°5 de la Compagnie des mines de Meurchin fut foncée en 1904 pour atteindre une profondeur de 395 mètres. Elle cessera son activité d'extraction en 1937 mais sera maintenue pour le service et comme retour d'air pour une partie des travaux de la fosse 3-4 sur la commune de Wingles et ce, jusqu'en 1963, où elle abandonne toute fonction. Le puits sera remblayé en 1965. Les installations sont préservées et le chevalement est transformé pour en faire une tour de fabrication de plombs de chasse.Aujourd'hui le site tombe en désuétude, et c'est bien malheureux. A proximité du site, des rails sont encore visibles, montrant l'industrialisation sauvage des environs.
Puits Felix Bollaert n°13 - Bénifontaine
Nom connu pour le stade de Lens qui porte le même nom, FB était un ancien directeur des mines de la compagnie de Lens. Il est surtout connu pour avoir redressé la Compagnie après la Première Guerre Mondiale, où toutes les installations avaient été détruites par les bombardements et les troupes alliées comme ennemies.
Entrant d'abord au conseil d'administration de la compagnie, il en devient président en 1922 et il redresse tellement bien l'entreprise minière qu'il est suivi de très près par le gouvernement français, vantant ses mérites et voulant s'inspirer du modèle du Lensois.
En 1933 il inaugure le stade de la ville, à la pointe du progrès pour l'époque. Il décèdera en 1936, et la ville donnera au stade de Lens et à la Fosse 13bis, le nom de Felix Bollaert.
La fosse est un puits d'aérage. Elle sert à ventiler les fosses alentours. Elle est mise en service en 1910, est détruite lors de la Première Guerre Mondiale puis est reconstruite dans la version que l'on connait aujourd'hui. Elle assure donc le retour d'air des fosses environnantes jusqu'à sa fermeture, en 1958.
Aujourd'hui la fosse est dans un très sale état même si l'ensemble des batiments ont été conservées et ont traversés les âges. Maintes et maintes fois souillée par des tags et ayant connus des histoires sordides, une association tente de la protéger du mieux que possible. Afin qu'on se souvienne, pour toujours, de ce témoin du passé minier.
Puits Alfred Descamps n°6 - Haisnes
En 1859, un puits est foré par la compagnie de Douvrin, compagnie des mines de Lens. Détruit au cours de la Première guerre mondiale. Les bâtiments sont reconstruits en 1920 dans le style de la compagnie des mines de Lens qui voulait un style architectural uniforme permettant d'identifier ses propriétés. Le chevalement est en béton, la couverture en forme de clocheton renferme un réservoir d'eau. Il s'agit du dernier vestige de chevalement en béton du type "mines de Lens".
Puits Pierre Destombres n°11 et 19 - Loos en Gohelle
A 500 mètres à vol d’oiseau du Louvre-Lens, la base du 11-19 est l’une des « attractions » patrimoniales du Bassin minier. En raison de ses terrils jumeaux, parmi les plus hauts d’Europe (186m), mais aussi grâce à son chevalement et son imposante tour d’extraction en béton, la seule de la sorte conservée sur le territoire. Ironie de l’histoire, le 11-19, témoin d’une exploitation industrielle destructrice pour l’environnement, est devenu un pôle de référence du développement durable depuis 2000.La Base et les terrils jumeaux du 11/19 constituent l’un des cinq sites du patrimoine minier conservés dans le Nord-Pas-de-Calais. Ces deux chiffres 11 et 19 font référence aux numéros des anciens puits de mine, 11 pour le chevalement métallique des années 1920 et 19 pour la tour de concentration en béton de 1960. Même si certains éléments ont disparu, le site présente l’avantage d’offrir une vision complète de ce que pouvait être un site minier avec le carreau de fosse, les terrils (résidus de l’exploitation du charbon) et la cité minière où logeaient les ouvriers.
Puits Amé Tilloy n°3bis - Lievin
Le chevalement de la fosse n°3 des Mines de Lens dite fosse Saint-Amé ou Amé Tilloy a été acquis par la commune de Liévin en 1987 e conservé en mémoire des 42 victimes de la catastrophe minière du 27 décembre 1974, la plus meurtrière des catastrophes de l’après-guerre et la dernière en date dans le Bassin du Nord-Pas-de-Calais (42 tués et 5 blessés). Construit en 1923 en remplacement du précédent qui avait été détruit par les bombardements de 1918, il s’agit d’un chevalement métallique à poutrelles à treillis rivetés.La toiture du chevalement couvrant les molettes comprend deux parties superposées séparées par un espace, et surmontée d’un paratonnerre orné des symboles de la Société des Mines de Lens : le pic et la hache entrecroisés.
Puits n°1bis - Lievin
Le puits n°1 est le premier de la compagnie des mines de Lievin crée en 1862. La fosse commence à produire peu en 1860, ce n'est que huit ans plus tard que la production augmente, suite à l'approfondissement du puits.Un puits n°5, par la suite appelé 1 bis, est ajouté en 1874 près du premier puits. La production de la fosse atteint 350 000 tonnes en 1880.La Compagnie des mines de Liévin est nationalisée en 1946 et intègre le Groupe de Liévin qui fusionne en 1952 avec celui de Lens pour former le Groupe de Lens-Liévin. La fosse n° 1 - 1 bis - 1 ter est concentrée sur la fosse n° 6 - 6 bis sise à Angres, et cesse d'extraire en 1955. Le puits n°1 est remblayé en 1966, et son chevalement détruit onze ans plus tard. Les puits n°1 bis et 1 ter sont remblayés en 1979, et les installations, à l'exception du chevalement du puits n° 1 bis, détruites quelques années plus tard. Un centre commercial est installé sur le carreau de fosse. ... Ce qui tempère lègerement mon optimisme sur la nature qui reprend ses droits... (qu'est ce que c'est moche ! ).
Puits Emile Rainbeaux n°2 - Marles
Le Chevalement du Vieux 2, vestige de la fosse n°2 de la Compagnie de Marles, est le seul chevalement de la région de Béthune-Bruay encore préservé. Le bâtiment abrite la machine d’extraction et expose du matériel lié à l’activité minière. Une exposition permanente est consacrée à la Compagnie des Mines de Houilles de Marles. Vingt-six panneaux retracent la vie de la concession avec le premier fonçage infructueux, à Marles, en 1853, à la nationalisation des Houillères en 1946, jusqu’à leur dissolution en 1993, et la fermeture définitive du dernier puits du siège n°2, le 29 mars 1974.
Une mine de documents...
Pour qui souhaite creuser le sujet, les ressources internet ne manquent pas : à coté des pages officiellles comme celles de l'UNESCO, de la Région ex-Nord-Pas de Calais (*) ou de l'INA, et ceux qui traitent de tourisme, d'environnement, d'exploitation minière et industrielle dans la région, il y a de formidables pages web créés par des férus d'histoire avec un grand H ou des passionnés d'histoires personnelles et locales.(*) je n'ai jamais aimé le nouveau nom : comme s'il pouvait exister les "bas de France" ! De plus, c'est un contre-sens topographique pour la région qui a le record de la plus basse altitude avec 4 m sous le niveau de la mer ! ... ou alors je n'ai rien compris et c'est un hommage aux terrils ...
Regards
Robert Doisneau
Henri Cartier-Bresson
J'ai eu la chance de voir cete expo, voici le catalogue de l'exposition.
Willy Ronis
Jean-Claude Gautrand
La mine - 1981
Jean-Claude Gautrand, est un photographe, journaliste, écrivain, né le 19 décembre 1932 à Sains-en-Gohelle et mort le 23 septembre 2019 à Paris.
"Dans une région économiquement morte, subsistent encore quelques terrils, chevalements, corons agonisants. Cette terre de charbon sombre, à la beauté étrangement captivante, témoigne toujours de la peine des hommes."
Eric Bouvet - La dernière mine, 2005
La Dernière mine retrace le déroulement d'une journée de travail à la mine de la Houve (Moselle), dont l'exploitation a cessé définitivement le 23 avril 2004.
Plongé au coeur d'un monde disparu, le photographe Eric Bouvet témoigne avec sensibilité de la force des liens qui unissaient les hommes de la mine. D'un noir et blanc saisissant, qui montre machines, visages harassés au retour du fond, ses photographies scandées par des paroles de mineurs, constituent un vibrant hommage à une activité majeure de notre histoire industrielle.
L'ouvrage est préfacé par Aurélie Filippetti, fille de mineur et auteur du roman Les Derniers jours de la classe ouvrière, devenue ministre de la culture de 2012 à 2014.
Jean-Michel André
Résident des Hauts-de-France depuis 2013, Jean-Michel André s’intéresse à la patrimonialisation et à la transition environnementale menées dans le Bassin minier, notamment grâce aux actions des associations et collectivités et, plus récemment, à un grand plan national pour le renouveau du territoire.
Les paysages qu’il photographie sont parfois lunaires, voire mystérieux, peuplés de chevalements, de terrils de schiste noir mais aussi d’une faune et d’une flore qui reprennent leurs droits. Ils sont complétés par les portraits des enfants et petits-enfants de mineurs, habitants des cités minières, exilés aux vingt-neuf nationalités arrivés par vagues successives pour travailler à la mine, dans cette région qui est également une terre d’accueil. [site BnF]

